Fontana maître de l’espace

 

Rendu célèbre par ses toiles trouées ou fendues, Lucio Fontana (1899-1968) dévoile également, à travers une rétrospective qui lui est consacrée actuellement au Musée d’art moderne de la ville de Paris, une autre facette de son travail. Les commissaires d’exposition ont tenté de faire oublier ainsi l’artiste de la fente et des trous… On y découvre près de 200 oeuvres, sculptures et peintures… des oeuvres connues qui ont fait son succès mais aussi moins connues du grand public comme ces céramiques ou encore cette reproduction d’un gigantesque néon à l’entrée de l’exposition. Ce sculpteur de formation, né en Argentine de père italien, sera l’un des premiers artistes abstraits italiens des années 30 avant  de devenir la figure de proue du mouvement spatialiste.  A travers cette rétrospective, la plus grande jamais organisée en France, le Musée d’art moderne met en avant le travail d’un artiste visionnaire et qui a cherché tout au long de sa carrière à changer notre perception de l’espace. CS

Rétrospective Lucio Fontana jusqu’au 24 août 2014 au Musée d’art moderne (Paris).

 

 

 

L’alchimiste de l’image

Les photographies de Jean-Michel Fauquet résultent de différents procédés. Dans son atelier, l’artiste pratique le dessin, la sculpture, la peinture avant de prendre en photo le sujet. Le résultat des tirages est saisissant… on ne sait plus si on regarde une photographie ou une estampe. L’exposition, qui regroupe 80 oeuvres, se vit comme un rendez-vous intimiste emprunt de nostalgie ou le sujet reste intemporel. CS

L’oeil du signe, Jean-Michel Fauquet, jusqu’au 25 mai 2014 à la Maison européenne de la photographie (Paris).

PAR(R)IS

Paris sous l’oeil de Martin Parr cela donne une exposition haute en couleurs d’une soixantaine de photos. Pendant deux ans, le photographe britannique a ainsi arpenté les rues de la capitale pour "traquer" les scènes de la vie ordinaire mais il s’est aussi invité dans les défilés de mode, au salon du Bourget ou encore au bal des pompiers. Comme à son habitude Martin Parr,  qui a le don du décalage et de l’instantané, livre ici des clichés qui nous rappellent finalement que nous sommes tous vulnérables face à l’objectif. CS

Paris, Martin Parr jusqu’au 25 mai 2014 à la Maison européenne de la photographie (Paris).

AEntre, Philippe Mayaux

Après avoir participé à l’exposition sur le surréalisme et l’objet à Beaubourg, Philippe Mayaux revient avec une nouvelle exposition intitulée Aentre. L’ancien lauréat du prix Marcel Duchamps (2006) s’interroge sur le temps qui passe et offre ici une vision apocalyptique de notre société en mêlant tableaux et sculptures animées. Instantané (d’art) le mag l’a rencontré pour l’occasion.

 

Aentre, Philippe Mayaux du 14 février au 29 mars 2014 à la galerie Loevenbruck (Paris).

Il était une fois…

Bienvenue dans l’univers de David Lynch… L’artiste-cinéaste nous invite le temps d’une carte blanche à découvrir une quarantaine de nouvelles photographies en noir et blanc spécialement imaginées pour l’occasion. Les images, très habitées voir troublantes, nous embarquent alors dans des petites histoires… mais que chaque visiteur est finalement amené à imaginer. CS

Small stories, David Lynch, à la Maison Européenne de la photographie (Paris) jusqu’au 16 mars 2014.

L’art du Kinbaku

Shibari est un terme japonais qui veut dire lier… ainsi aussi fragile que soit la céramique, Morgane Tschiember a littéralement ligoté les pièces d’argile avant leur cuisson, puis replacé ensuite le cordage. L’artiste française détourne ici un art martial et rituel appelé le Kinbaku mais plus connu aujourd’hui comme un art érotique:  le bondage nippon. Toujours très proche d’une pratique artisanale, Morgane Tschiember  présente ainsi, pour sa 3ème exposition personnelle, une nouvelle facette de son travail qui explore de nouveaux matériaux.  CS

Polystyrene, Shibari & Co, Morgane Tschiember jusqu’au 1er février 2014 à la galerie Loevenbruck (Paris).

Autres travaux:

Fragile apesanteur

 

Délicate et poétique…  l’installation de l’artiste franco-suisse Julian Charrière. Chaque globe terrestre a été poncé avec du papier de verre spécialement conçu avec des prélèvements minéraux venant de 193 pays reconnus officiellement par l’ONU. La poussière de ces globes alors se dépose sur la table et dessine une nouvelle cartographie. Fragile comme l’est peut-être notre planète. CS

Works Julian Charrière

We Are All Astronauts, Julian Charrière au Centre Culturel Suisse Paris jusqu’au 30 mars 2014