Flux

copy-instantanedart.jpgFlux ou la théorie de l’évolution… On démarre le parcours par une première oeuvre réprésentative du néant,  puis des géants aux allures de créatures hybrides rapetissent au gré de la visite pour se transformer en anges. Voilà dès les premiers instants, le ton est donné pour cette première exposition en France de David Altmejd. L’artiste québécois flirte ici  avec le beau et le cauchemar mais sans jamais tomber dans la vulgarité et le grotesque. David Altmejd aime les sciences naturelles, Cronenberg et Lynch. Et ça se ressent dans les énormes vitrines-sculptures qu’il compose comme des laboratoires. Proche du cabinet de curiosité, l’oeuvre de David Altmejd se joue des contrastes, grâce au plexi et aux miroirs mélés à des matières plus  organiques, pour mettre en scène l’objet du flux de sa rêverie. CS

Vue exposition Flux, David Altmejd

Vue exposition Flux, David Altmejd. Photo instantané d’art.

Flux de David Altmejd du 10 octobre 2014 jusqu’au 1er février 2015 au Musée d’art moderne (Paris).

Sur la route…

copy-instantanedart.jpgOn ouvre le bal de cette rentrée avec cette très jolie proposition: « S’il y a lieu je pars avec vous ». Sur invitation du Bal, cinq artistes ont pris l’autoroute et nous offrent un autre regard sur ces kilomètres de bitume. Cinq artistes pour cinq histoires. Chacun s’est laissé porté le plus souvent par son histoire personnelle. Mais tous ont pris le temps de s’arrêter. Des aires d’autoroutes  fantomatiques d’Antoine d’Agata en passant par les paysages reconstruits aux allures de jeux vidéos d’Alain Bublex, l’autoroute se révèle alors à nos yeux comme un lieu finalement touchant. CS

© Antoine d’Agata.  Galerie Les Filles du Calvaire  Magnum Photos HD

© Antoine d’Agata. Courtesy de l’artiste et Galerie Les Filles du Calvaire, Magnum Photos HD.

Si il y a lieu je pars avec vous, avec Sophie Calle, Julien Magre, Stéphane Couturier, Alain Bublex et Antoine d’Agata, au Bal jusqu’au 26 octobre 2014.  http://www.le-bal.fr/

Fontana maître de l’espace

copy-instantanedart.jpg

 

Rendu célèbre par ses toiles trouées ou fendues, Lucio Fontana (1899-1968) dévoile également, à travers une rétrospective qui lui est consacrée actuellement au Musée d’art moderne de la ville de Paris, une autre facette de son travail. Les commissaires d’exposition ont tenté de faire oublier ainsi l’artiste de la fente et des trous… On y découvre près de 200 oeuvres, sculptures et peintures… des oeuvres connues qui ont fait son succès mais aussi moins connues du grand public comme ces céramiques ou encore cette reproduction d’un gigantesque néon à l’entrée de l’exposition. Ce sculpteur de formation, né en Argentine de père italien, sera l’un des premiers artistes abstraits italiens des années 30 avant  de devenir la figure de proue du mouvement spatialiste.  A travers cette rétrospective, la plus grande jamais organisée en France, le Musée d’art moderne met en avant le travail d’un artiste visionnaire et qui a cherché tout au long de sa carrière à changer notre perception de l’espace. CS

Rétrospective Lucio Fontana, au Musée d’art moderne jusqu’au 24 août 2014

 

 

 

L’alchimiste de l’image

copy-instantanedart.jpg

Les photographies de Jean-Michel Fauquet résultent de différents procédés. Dans son atelier, l’artiste pratique le dessin, la sculpture, la peinture avant de prendre en photo le sujet. Le résultat des tirages est saisissant… on ne sait plus si on regarde une photographie ou une estampe. L’exposition, qui regroupe 80 oeuvres, se vit comme un rendez-vous intimiste emprunt de nostalgie ou le sujet reste intemporel. CS

 

L’oeil du signe, Jean-Michel Fauquet, jusqu’au 25 mai 2014 à la Maison européenne de la photographie (Paris).

PAR(R)IS

copy-instantanedart.jpg

Paris sous l’oeil de Martin Parr cela donne une exposition haute en couleurs d’une soixantaine de photos. Pendant deux ans, le photographe britannique a ainsi arpenté les rues de la capitale pour « traquer » les scènes de la vie ordinaire mais il s’est aussi invité dans les défilés de mode, au salon du Bourget ou encore au bal des pompiers. Comme à son habitude Martin Parr,  qui a le don du décalage et de l’instantané, livre ici des clichés qui nous rappellent finalement que nous sommes tous vulnérables face à l’objectif. CS

Paris, Martin Parr jusqu’au 25 mai 2014 à la Maison européenne de la photographie (Paris)

AEntre, Philippe Mayaux

copy-instantanedart.jpg

 

Après avoir participé à l’exposition sur le surréalisme et l’objet à Beaubourg, Philippe Mayaux revient avec une nouvelle exposition intitulée Aentre. L’ancien lauréat du prix Marcel Duchamps (2006) s’interroge sur le temps qui passe et offre ici une vision apocalyptique de notre société en mêlant tableaux et sculptures animées. Instantané (d’art) le mag l’a rencontré pour l’occasion.

 

Aentre, Philippe Mayaux du 14 février au 29 mars 2014 à la galerie Loevenbruck (Paris).

Il était une fois…

Bienvenue dans l’univers de David Lynch… L’artiste-cinéaste nous invite le temps d’une carte blanche à découvrir une quarantaine de nouvelles photographies en noir et blanc spécialement imaginées pour l’occasion. Les images, très habitées voir troublantes, nous embarquent alors dans des petites histoires… mais que chaque visiteur est finalement amené à imaginer. CS

Small stories, David Lynch, à la Maison Européenne de la photographie (Paris) jusqu’au 16 mars 2014.